( 27 juillet, 2008 )

Anathème # 66

Les cris avaient cessé et petit à petit, la salle retrouva son calme et se désemplit doucement… Vic, abandonnée de tous fût ainsi laissée seule, pantelante au travers du bloc de granit … Près d’une bonne heure et demie passa, sans que plus rien ne se passe!!La procession traversa ainsi la route et la petite place engazonnée du village qui séparée la maison et la petite église.

On avait revêtu Vic d’une robe de lin blanche très longue avec des manches amples  et un capuchon posé sur le sommet de sa tête qui cachait en partie son visage. Pieds nus, elle avançait comme dans un rêve, les yeux vides de toutes expressions. Deux  hommes la soutenaient par la taille et par un bras. Les gestes  étaient doux et tendres… L’ambiance de cette scène aux allures de mystère et d’épouvante, dans la nuit lunaire, aurait surpris plus d’un quidam peu averti de ce qui se tramait à La Capelle Coterie. Cette vision lugubre d’irréel et de satanisme l’aurait choqué au plus haut point!!

Au contact de l’air frais du dehors, Vic releva le nez en l’air, les étoiles virevoltées dans ses yeux qu’elle referma aussi tôt!! Elle respirait maintenant goulûment cet air pur, qui lui tombait dessus!! Comme toute personne qui a été privé d’air sain, elle ouvrir la bouche  et s’emplit les poumons et le nez comme pour revivre à nouveau. Les mauvaises odeurs de cire chaude, de fumée, de sueur et de corps surchauffés disparurent peu à peu de ses narines…

Derrière Vic, l’assemblée  d’hommes et de femmes suivait le cortège en entonnant un chant aux paroles presque inaudibles. Ces paroles soit à la gloire de dieu relataient surtout l’amour et tous les pêchers de luxure recensés par l’église. En fait, contrairement à l’habitude, ces paroles les sanctifiaient!! Le son  s’élevait et s’éteignait pour recommencer à nouveau puis s’éteignaient en doux murmures. Tout ce manège continua que le temps de parcourir les quelques mètres qui séparaient la maison de la porte de l’église. A cet endroit toute la procession devint muette. Le silence n’était il pas de mise dans une église??

Les deux portes centrales s’ouvrirent d’un coup et toute l’assemblée se dirigea lentement à l’intérieure. L’air y était glacial, sentant moisi et renfermé… Vic ne perçu rien de tous ces relents à ses narines…

Au pied de l’autel, déjà des personnes attendaient debout, réparties de chaque coté, là aussi, tous portaient un masque vénitien.

Un des hommes qui soutenait Vic se plaça  devant elle et se pencha passa ses mains sous la robe. Il enserrait ses chevilles dans un geste tendre et sensuel et commença à remonter le long de son corps. Ses mains glissaient maintenant sur ses jambes, ses genoux … Tout en remontant la robe, les gestes se faisaient plus précis, plus sensuels. Arrivées aux cuisses, les mains glissèrent  et escaladèrent les fesses. Vic encore une fois, incroyablement réceptive, laissa échapper un soupir voluptueux en dodelinant  de la tête. L’homme qui la soutenait par le bras dû la tenir plus fermement pour ne pas qu’elle s écroule  sous les caresses prodiguées par son acolyte.

Son tortionnaire  continua ses gestes en remontant la robe, ces mains caressaient  maintenant le ventre et le dos, les deux mains prirent possession des seins de Vic tout en douceur, les doigts tournaient tendrement sur les auréoles, les paumes les emprisonnaient, les mains se plaçaient en coupes sous les seins de la jeune femme et les soupesaient délicatement. L’homme ne manquait rien du spectacle qui se déroulait sous ses yeux, le corps de Vic répondait à toutes les caresses, les attouchements malgré la très haute fatigue qu’elle ressentait dans son corps et dans son âme. Les moindres frôlements, la faisaient frémir de la tête aux pieds, comme secouée par un lent mais long courant électrique. Tous ses muscles n’étaient que tremblements permanents. Par moment, elle ne pouvait bouger, les membres tétanisés par le froid et la fatigue.

Tout à coup la robe se retrouva par terre pour laisser la jeune femme encore une fois nue aux regards de tous. Toute cette scène était tellement déplacée dans ce lieu…

Un des deux hommes enlaça la jeune femme et la souleva de terre comme s’il s’agissait d’une enfant. Il l’éleva dans les airs et la déposa avec maintes précautions sur l’autel où tous les dimanches, par le passé, se pratiquaient les offices religieux!!

D’un coup, la voix d’un homme monta dans l’air glacial de l’église. Une silhouette haute perchée, dans la chaire s’agitait face à ses drôles d’ouailles. Bientôt débuta un sermon des plus original.

( 26 juillet, 2008 )

Anathème # 65

« Etant donné la situation, la suite n’en sera que plus savoureuse  et plus inattendue… » Enchaîne les pensées d’Ami !!Très chatte, Vic emmenait tout le monde dans une direction qui peut être allait elle-même la surprendre. Un spectacle hors du commun se déroule maintenant…

Vic fait monter est descendre son corps sur la pierre qui froide au départ c’est bien réchauffée maintenant. Elle fait aller et venir son torse doucement dessus, effleure les pointes de sa poitrine sur la roche polie, se couche sur le ventre, puis remonte les fesses en l’air. Offerte et provocatrice, sa main passe doucement sur ses rondeurs de chair bien tendues et vient d’un coup les frapper de sa paume, tour à tour !! Des oh de surprise provenant de l’assistance l’accompagne… Le cercle des spectateurs se rétrécit sans que la tentatrice semble même s’en apercevoir. Les observateurs commencent maintenant à être très proches. Ils peuvent assez facilement percevoir les gémissements que Vic laisse échapper aux caresses qu’elle pratique sur son propre corps. Un homme plus entreprenant que tout le monde s’approche encore un peu, tend la main vers ce corps qui ondoie. Il s’enhardit encore et pose sa main sur l’arrondi de cet arrière train aguichant. Il la promène lentement, effleure, attouche puis descend sur les cuisses de la belle. La peau de Vic frémit fortement, et son grain s’épaissit au contact chaud de l’inconnu. Les autres non loin ne peuvent résister plus longtemps à cette fantasmagorie inhabituelle de cette scène. L’une après l’autre, des dizaines de mains se posent sur l’anatomie de Vic. Elle, remue, lascive d’abord puis comme électrisée s’agite en tous sens. Perdant totalement le contrôle de son corps, elle n’est plus que tremblements, frémissements, gémissements… Ses seins ballottent dans le vide entre ses bras. Des mains la caressent, la tripotent, la tritures de partout. Certaines s’attaquent aux tétons, d’autres aux galbes des mamelons… On cajole, pelote, presse, palpe, soupèse, titille ces deux monts de chair inversés. Des pincements sur l’un d’eux lui tirent des cris. Une bouche avale l’autre, une femme embrasse une auréole plissée, une complice s’associe et flatte son ventre convulsif. Vic sous le becquetage, oscille frénétiquement en tous sens. Comme montée sur ressorts, sa tête dandine de haut en bas, oscille de gauche à droite… Une transe digne d’un sorcier vaudou l’emporte à travers l’espace de la pièce. Sa tête ébouriffée virevolte, tourne et s’emballe. Ses cheveux épars se dressent, gondolent, flottent, se projettent, telle l’écume d’une vague se précipitant sur un rocher !! Les murmures s’amplifient, grondent, tance l’air surchauffé de la petite pièce. Emprise sous de telles agitations folles, la sueur roule sur les épaules de Vic, creuse une rivière le long de son épine dorsale. Un torrent de désir salé se précipite vers la chute de ses reins, une cascade se forme entre ses fesses, frôle son anus trémulant. Les flux mélangés de désirs, de chaleurs, d’envies s’y mélangent pour finir par couler abondamment dans le delta de son entre cuisse écartelée et impudique !!

L’anatomie de Vic est en permanence sollicitée par plusieurs paires de mains qui s’insinuent partout et dans les moindres recoins de ses plis intimes. Une paume caresse son pubis, son clitoris vibre de mille tressautements sous une langue connaisseuse et entraînée. Deux hommes très excités ont chacun un doigt dans sa grotte et l’explore avec savoir faire et dextérité. L’un avance en une cadence folle en elle alors que l’autre la pénètre avec application et lenteur. Il retire doucement son index et le porte à sa bouche et le lèche de sa langue avec gourmandise. Le miel goûteux déborde de partout, les doigts sont poisseux à souhait et glisse dans son vagin sans encombre. Le contraste est saisissant et bientôt se sentant totalement pleine pas ces deux appendices improvisés, la jeune femme laisse échapper de très longs vagissements de plaisirs. Elle pousse sur ses fesses d’elle-même et s’empale avec sauvagerie sur les deux mains inconnues. Des chuintements diaboliques sortant de son sexe se font entendre, amplifiés par l’écho de la pièce au mur de pierres nues… Bientôt une frénésie complète s’empare de Vic, sa tête hagarde, tournoie à toute vitesse dans les airs et décrit sans cesse des circonvolutions  fantasques. Son corps est possédé par tous les démons de la terre et des airs, sa tête explose en mille feux extraordinaires !! Des tremblements invraisemblables la secouent de partout. Sa jouissance est complète et sans commune mesure avec toutes celle déjà vécues jusqu’alors et un jet de lave brûlante inonde le bloc de pierre noirâtre !!

( 25 juillet, 2008 )

Anathème # 64

Vic, comme inspirée, se met à quatre pattes sur l’autel, remue, lascive son derrière face à cette assistance qui ne cesse d’aller de surprise en surprise. Elle bouge en se dandinant, provocante et tentatrice. Elle écarte ses cuisses, abaisse ses épaules, pose son menton sur la pierre polie. Sa main passe entre ces jambes et se pose sur son sexe légèrement velu. Puis elle  remonte sur ses fesses qu’elle caresse doucement, avec application !! Sa position, plus que suggestive provoque des murmures satisfaits tout autour d’elle. Elle sent la petite assemblée, imperceptiblement se rapprocher du milieu de la pièce là où elle officie toutes ses folies. Cela l’encourage, la galvanise… Elle veut encore plus tenter tout ce petit monde pervers, plus le réduire à sa propre merci et à son spectacle d’érotisme débordant et décadent. Face à ce spectacle de débauche effréné, les hommes ne peuvent s’empêcher de passer une main sur leur entre jambe face à ce spectacle de débauche effréné. Ils deviennent nerveux, excités et les femmes gloussent sans façon… Ami, observe d’un œil critique tout cela mais aussi d’un air amusé la situation peu habituelle. Vic la surprend vraiment beaucoup en se comportant ainsi et cela n’est pas pour lui déplaire… Sa réaction est franchement des plus inattendues mais en fait, colle bien avec le personnage. C’est, comme elle l’a déjà remarqué, une femme très sensuelle qui aime l’amour sous toutes ses formes et s’y adonne sans avoir trop de tabous. 

- « Aussi, puisque c’est elle la meneuse du jeu, laissons-lui encore pour un temps faire sa petite impression… Bientôt, il va falloir passer de l’autre côté… » Pense t’elle !!

( 24 juillet, 2008 )

Anathème # 63

Vic est sur le ventre, couchée… Jambes écartées, vulve offerte à l’assistance. C’est évidemment la première fois qu’elle s’expose ainsi face à une ribambelle d’inconnus. Etrangement, toute honte bue, elle éprouve un sentiment de plaisir à se révéler ainsi publiquement à tous ces yeux qui la violent littéralement du regard. Posées sur elle, Vic sait que toutes ces pupilles fouillent la moindre parcelle de ses replis les plus intimes. N’étant plus elle-même depuis bien longtemps, c’est avec un certain air de défit qu’elle s’exhibe impudique et provocante !! Elle se rappelle, il y a quelques années de ça, comment elle avait enviée toutes ces filles à la fac qui se donnaient en spectacle, allumées les mecs et se les tapaient tous les uns après les autres !! Comment elle les avait maudites ces dites copines qui face au sexe ne faisaient pas de quartier et ne lui laissaient que les miettes, tant soit peu !!  Aujourd’hui, elle le voulait ça sera sa vengeance !! Aussi, elle se relève et s’appuie sur ses deux coudes, face à tout ces hommes et femmes qu’elle sait prêt à toutes les folies pour la voir encore plus, s’offrir… Encore plus, s’immoler sur cet autel des plaisirs, dans cette chaleur torride et lubrique digne d’un Vulcain hanté de luxures… Digne d’un Démon agité par toutes les turpitudes sexuelles possibles et imaginables … Oui, elle va en faire un jeu !! Une revanche sur toutes ces frustrations passées. Maintenant, ses seins tombent entre ses bras, provoquent à qui mieux, mieux la lubricité des uns la salacité des autres !! Des murmures étonnés parcourent les spectateurs. Puisqu’ils veulent du spectacle, sûr, ils vont en avoir pour leur argent, se dit-elle, un sourire équivoque aux lèvres !!  

( 23 juillet, 2008 )

Anathème # 62

Une litanie faite de gémissements, de cris et de vagissements fait  échos à tout ceux que Vic vient de pousser !! Ils se prolongent encore un long moment avant que le silence revienne dans la petite salle. La jeune femme reste pantelante aux bouts de ses chaînes et est exténuée. La tortionnaire, inondée par sa victime s’extirpe de sous le corps de la prisonnière. Elle enlève avec précaution le masque qui occulte son visage… Ami apparaît enfin aux yeux de son amante, qui, un peu surprise sort de sa léthargie. Peu à peu, le public se réajuste et redevient très digne. Les deux hommes de mains de tout à l’heure réapparaissent et viennent libérer Vic de ses attaches brinquebalantes.  Avec soin, ils soutiennent ce corps devenu amorphe et  soulèvent l’héroïne de la soirée. Tout deux en parfaite synchronisation la déposent comme une obole sur l’autel de pierre qui trône non loin de là.Trois hommes, masqués évidement, jeunes selon toute vraisemblance sortent du rang des spectateurs. Ils approchent Vic doucement et ne sont vêtus que de pagne égyptien à la manière des esclaves des anciens temps. Chacun tient un objet différent. Une chandelle de couleur rose pour l’un, un encens se consumant en volutes raffinées pour l’autre, une amphore d’huile pour le troisième et enfin une jarre pleine d’eau limpide pour le dernier. Une femme aussi s’approche tenant une petite jarre de terre cuite odorante. Des pétales de roses y sont renfermés. Tous quatre déposent leur offrande au pied de l’autel et chacun s’affaire…

La bougie est allumée et parfume vite l’atmosphère restreinte de la pièce. L’encensoir est passé tout près et tout autour de la suppliciée. Rapidement, de longs tentacules fumigent le corps inerte de Vic. Un serpentin d’arabesques compliquées enroule son anatomie nue. Les fumerolles exhalent leur odeur entêtante de roses et se mélangent à celle de la bougie de même parfum. La jarre d’eau limpide est approchée, la femme jette négligemment dedans quelques poignées de pétales de roses et de pensées. L’eau ainsi aromatisée est aspergée en fines gouttelettes sur le corps de Vic à l’aide d’un goupillon. Ami, réparait alors, vêtue de son costume de cérémonie et prononce, une incantation…

- « Vénus, j’en appelle à toi…Couvre ce corps de la douceur de la rose, couvre ce corps de la puissance de la pensée… Par cette eau qui le purifie, fait que mon amie se souvienne de nos amours, fait que mon amie me prodigue son amour. Ainsi soit-il. »

( 22 juillet, 2008 )

Anathème # 61

Vic très loin, comme dans un rêve perçoit les respirations qui s’accélèrent, devine les joues qui s’empourprent, les mains posées sur des peaux chaudes et des moiteurs multiples. Ces pensées la portent et lui font gagner la montée d’un plaisir extrême. Le nez la transperce à une vitesse folle, appuie fortement tout contre sa vulve et lime dans son vagin côté ventre. Une sensation jamais égalée jusqu’alors l’envahit. Un désir intense la submerge, son corps devient dur comme de la pierre, ses muscles prêts à lâcher comme s’ils étaient fait de verre. Une envie subite d’uriner la taraude, le godemiché improvisé continu ça stimulation de la paroi vaginale interne. Vic, se voit déjà faire pipi devant tout le monde. Elle porte sa main sur le masque, veut l’extraire de son sexe, honteuse de ce qui va se passer d’ici peu. Mais l’inconnue attrape  sa main libre au vol et  lui empêche tous mouvements. Elle susurre…« Attend, soit patiente… Tu vas jouir comme jamais bientôt, laisse toi faire !! »

Elle a reconnu cette voix, comme elle s’en doutait, c’est bien elle… Mais qu’elle importance maintenant, qu’importe… Pour l’instant son corps mène la danse, comme détaché de sa propre conscience.

Elle a un petit spasme et un profond soupir. Une intense tension électrique parcoure toute son échine. On peut distinctement voir ses jambes trembler, tressauter même, sous son plaisir grandissant. De plus en plus sa volonté l’abandonne, elle ne fait plus qu’attendre l’ultime. Le feu d’artifice est très proche maintenant. Elle est secouée par de grands frissons, longs et presque insupportables. Son corps se tord en tous sens dans les chaînes, sa main est revenue sur le masque et le maintient bien en place. Là où le frottement lui procure tant de sensations fulgurantes !! Son envie de faire pipi a laissé place à un violent appétit de débauche et de luxure. La main de l’inconnue qui d’ailleurs n’en est plus une depuis quelques minutes est retournée sur les fesses de Vic. Les doigts fouillent et cherchent dans sa raie, écartelée et à nouveau trempée. Ils trouvent la rosette encore un peu plissée et un index s’enfonce peu à peu. Elle se sent pleine de partout, prise de toute part… Ses membres sont durs et pesant, son corps se soulève et d’un coup un éclaire de feu et une irrésistible jouissance la secoue, la dépasse !! Des vannes, inconnues encore jusqu’alors, s’ouvrent toutes grandes et laissent le passage à une quantité extraordinaire de cyprine qui gicle à gros flots !! Elle essaie de faire un effort pour contrôler, endiguer et interrompre le jet mais n’y parvient pas !! Son corps ne répond plus. Elle abandonne toute lutte avec son corps et laisse jaillir la source. Les yeux mi-clos, la tête en arrière, elle lâche un nouveau jet!! Elle inonde de toutes ces sécrétions le masque en dessous d’elle et s’y empale définitivement en un long râle…

( 21 juillet, 2008 )

Anathème # 60

Les entrailles de Vic commencent à réclamer la jouissance. Son corps, arque bouté aux chaînes tremble de toutes parts… Un doigt vient parcourir toute la surface de sa vulve trempée et s’enfourner dedans de temps à autre. Immanquablement notre héroïne laisse maintenant échapper de longs soupirs entrecoupés de lancinants feulements de fauves. Sa partenaire elle aussi est au bord de l’apoplexie amoureuse… Elle gesticule sous l’entre cuisse de Vic et se tortille en tous sens, excitée par la vue et la senteur de la chatte inconnue. Ce sexe est devenu maintenant très odorant et dégouline de miel. Sa bouche se régale et a trouvait depuis bien longtemps, le chemin du clitoris de la belle pour le saisir entre ses lèvres. Sa langue en titille le bout tandis que ses lèvres le serrent avec délicatesse. Le bouton vibre contre ses dents et Vic brûle irrésistiblement de désir.  Elle remarque dans son absence, dans l’éloignement du plaisir qui approche, un je ne sais quoi qui l’alerte… Cette manière de faire, cette facilité pour le cunni ?? De l’emmener si loin en maîtrisant autant le sujet, en vraie pro… Elle ouvre ses yeux, cherche sur le corps de l’inconnue, un signe qu’elle devine trouver… Sa position inconfortable ne permet pas de voir ce qu’elle souhaite découvrir. Elle constate simplement que cette autre femme à très chaud sous son masque vénitien. La sueur dégoûte de dessous en grosses perles et tombent à terre. Le pavé est brillant d’humidité de toute sorte…Une main s’est positionnée au travers des fesses de Vic et accompagne le mouvement de la bouche. Celle ci se fait pressante, caresse doucement les deux lobes fermes et se perd de temps à autre dans la raie. En écarte doucement les chairs et se pose en de gestes lents et savants sur sa petite rosette frémissante. Le doigt tourne doucement tout autour du petit trou puis va capter un peu de mouille pour reprendre le chemin défendu. Vic se sent transporter, sa main libre virevolte sur ses propres seins, elle gémit, ouvre et referme ses yeux en cadence avec son plaisir qui monte par palier. D’un coup, son regard tombe comme par mégarde sur ce que tout à l’heure elle cherchait sur le corps à ses pieds… Sa main descend sur les cheveux de l’inconnue, plaque la tête à son sexe sans plus aucune retenue !! Elle oublie les spectateurs, et se donne sans plus aucune retenue. Le nez froid du masque se promène lancinant sur sa vulve et vient la pénétrer de plus en plus souvent. Vic maintient très fort ce visage de porcelaine tout contre elle, monte et descend comme une démente dessus. Elle entend la petite assistance qui apprécie et les petits bruits qui en disent long sur leur activité, derrière la lumière des flambeaux. 

( 20 juillet, 2008 )

Anathème # 59

Vic sentait sur sa main la fente mouillée aller et venir et se frictionner sans ménagement à ses phalanges. Le clitoris en fin de course roulait tout contre provocant de nombreux tremblements électriques à sa compagne d’un soir. Les lèvres gluantes et très chaudes y adhéraient, s’entrouvraient à chaque passage un peu plus. Ses doigts butaient à l’entrée de la grotte qui déposait en un flot ininterrompu  de cyprine toutes les envies de sa douce tortionnaire. Vic était fascinée par la lascivité qui émanait de cette femme qui pourtant ne prenait pas de poses provocantes. Ses gestes étaient simples et  presque gracieux, infiniment sensuels et envoûtants. Elle sentait monter au creux de son ventre une chaleur qu’elle reconnaissait  sans problème, bientôt la jouissance viendrait !! Elle se laissa porter par le désir et ferma les yeux…A genoux, par terre, le visage de l’initiatrice arrivait juste entre les cuisses écartées de Vic.

Un petit filet d’air d’une chaleur surprenante envahit tout son entre cuisses, et sa vulve. Le souffle déplaçait légèrement les quelques poils de sa toison puis retournait sur ses lèvres vaginales et son petit trou. Une bouche se posa délicatement, elle eut un petit tressaillement et gémit. Du bout de sa langue l’inconnue parcourait et dessinait des volutes mouillées tout autours de ses cuisses, ses fesses, sa vulve et sa rosette. Ses lèvres ouvertes vomissait son plaisir à tout va. Sa corolle se crispait au contact de l’alizé amoureux et se relâchait dès que celui-ci était délaissé par la divine brise.

Puis la caresse se poursuivait autour de son sexe qui palpitait. La langue, large, termina en lapant à grandes goulées tous ses orifices devenus béants. Vic se cabrait de plaisir et laissait échapper de longs gémissements lascifs et impatients. Elle ne put résister et lança minaudante…

« Oh, c’est bon !! Ouiii, continue, ne t’arrête pas, lèche-moi, suce-moi, déguste moi !! Vas-y, encore, encorreeee… »

Ayant entendue sa prière, elle poursuivait ses caresses, introduisait sa langue plus profondément dans le sexe. Ce membre improvisé se faisait plus pressant, plus ferme pour la pénétrer plus profondément.

1...45678...36
« Page Précédente  Page Suivante »
|