( 4 août, 2008 )

Anathème # 74

Un brouhaha se fait alors à l’entrée de l’église et les grandes portes s’ouvrent d’un coup pour laisser passage à deux grandes statures surmontées d’un bicorne et une épée au collet. Le cliquetis de la lame dans son fourreau claque à chaque pas. Les auditeurs encore captivés par le discours s’écartent d’eux même, sans nullement y penser  et écarquillent leurs yeux étonnés et ronds !! Un long chemin se trace au fur et à mesure que les deux personnages avancent dans la marée humaine. Ils fendent la foule à vitesse précipitée et se dirigent à grands pas vers la nacelle ecclésiastique. Le jeune prêtre lui, de son côté, descend avec précipitation de sa chaire et dévale à grandes enjambées l’enfilade de marches branlantes de son perchoir. Le bruit métallique des armes s’accélère et à la surprise de la lueur des cierges qui environnent, l’assemblée est stupéfaite par la découverte de l’identité des troubles fêtes… La populace qui s’écartait depuis l’entrée des deux garants de la loi revoit sa position et doucement, imperceptiblement, se referme sur les deux hommes jusqu’à en stopper totalement l’avancée… Encore assez loin, les deux gendarmes de la maréchaussée jurent à haute voix et intiment l’ordre au curé Antonin de se rendre immédiatement !! Celui-ci, au contraire, voyant la tournure que prenaient les évènements, se hâte à grands sauts bruyants dans le petit colimaçon de bois. Il dévale quatre à quatre les marches  et rit à gorge déployée dans la résonance de l’église. Les calotins n’en croient pas leurs yeux et voient leur abbé vilipender à grands cris les représentants de l’ordre qui de leur côté, blasphèment dans le lieu saint !!  

( 3 août, 2008 )

Anathème # 73

Si l’on n’est pas de mauvaise « foi », j’aimerai éclairer mes très chers paroissiens votre lanterne de plus près sur ce thème. Une sexualité malheureuse hantée pas le sacré et l’interdit du plaisir, le plaisir défendu ne favorise t-il pas des risques encore bien plus dangereux, bien plus  violents… Est-ce cela l’érotisme heureux ? Est-ce ce que recherchent nos très chers prélats ?« Faites ce que je dis et non pas ce que je fais!!» Quelle belle maxime…

Les désirs et fantasmes vus du haut de cette morale antisexuelle ne produisent-ils pas ce que la religion se devrait de combattre et surtout tout le contraire souhaité !! La tentation exacerbée n’entraîne telle pas la violence sexuelle et de désastreux effets meurtriers, tel le viol ? Ne vat on pas à l’encontre même de la tolérance et de l’égalité des êtres ? De quel droit interdisons-nous certaines manières d’aimer à des êtres qui ont le privilège de pouvoir encore le faire !!

Et pourquoi aux yeux de notre religion, faut il que la mère du dieu, fils du Dieu-père, fusse vierge ? Ce fils de Dieu n’aurait pas été ce même Dieu s’il avait été engendré sexuellement ? La vierge n’aurait-elle pas été pécheresse, si elle l’avait conçu par la voie ordinaire ? La vierge, lorsqu’elle a été visitée par l’esprit saint, a-t-elle joui ? A telle engendré le christ dans la douleur ? L’a telle conçu dans le plaisir ou juste par besoin et nécessité absolue… Est-ce la plus belle manière de mettre au monde un enfant ?

 Il est temps de changer tout ça !! Dans la plupart des religions, le plaisir est mauvais et la douleur rédemptrice !! Chacun sa morale mais en fin de compte celle-ci n’est pas la mienne !! Les inventions de la virginité de Marie et d’Eve pécheresse sont de machiavéliques inventions, les tentatrices se sont elles pour la chrétienté !!! Mais, de tels jugements sur leur sexualité enlèvent tout droit  légitimes au plaisir. Ne dit-on pas… Le diable est dans le ventre des femmes. Cessons cette ignominie !!

Au nom d’une idéologie irrationnelle, on efface la pensée consciente et réfléchie de l’amour et du plaisir par la culpabilisation. Cette culpabilisation, religieuse ou autre, se fait au risque de la voir ressurgir sous la forme la plus violente et la plus dégradante qu’il soit. Le non respect de l’autre, le non respect de son partenaire !! C’est cette vision puritaine et étriquée de la chose qui produit la pornographie et la prostitution… En interdisant toute réflexion et toute pratique expérimentale concernant l’art et la manière de l’exercer dans la joie et l’échange. En présentant la sexualité comme sale, on la salit dans la tête et on la ramène, en effet, au-dessous de la ceinture systématiquement. Elle n’est plus un libre jeu du désir et du plaisir modulé par l’érotisme de l’autre… Ici, il n’y a que mépris de la personne comme du corps.

 La sexualité se doit être dans la tête et dans le corps pour être érotique et non interdite et punie.

Contrairement et au nom d’une philosophie rationnelle et amoureuse de l’amour, on doit faire de la sexualité un art inventif intégrant l’intelligence et la sensualité. Il n’est d’autre éthique sexuelle que celle de la réciprocité dans la vue du plaisir et de l’authenticité!! Pour le reste, tout est permis entre deux êtres qui s’aiment comme peut nous l’avouer St Augustin.

L’attitude puritaine est criminelle. Il faut donc que l’éthique soit au service d’Eros, puissance de vie, pour ne pas être avalée par Thanatos, puissance de mort. »

( 2 août, 2008 )

Anathème # 72

Beaucoup de choses apparemment commencent à venir au jour au village et des bruits suspects courent depuis quelques jours… On entendrait par ci et par là que notre abbé aurait fait des choses horribles dans le passé et même peut être encore en ce moment. L’église de jour en jour se vide des ses ouailles et les gens commencent à se méfier !! La marée chaussée mènerait une enquête sur l’abbé Antonin et ces agissements que l’on commence de qualifier d’occultes. »L’inspecteur Flanklin tourne la page, et recommence sa lecture, attentif aux moindres mots.

Aujourd’hui, est un jour funeste… Une chose des plus incroyables et effroyables vient de se produire à l’église… Malgré ma fatigue du soir, afin de pouvoir trouver le sommeil je me dois d’écrire ici cette journée et aussi peut être, par la même occasion la fin de ce journal si particulier !!

L’abbé Antonin avait depuis quelques temps déjà informé sa petite assemblée de fidèles qu’une oraison toute particulière serait célébrée ce jour… 

« Depuis des siècles, l’Église a tendance à considérer le sexe comme impur, comme une souillure dont il faut s’éloigner. Elle prône comme moindre mal, le mariage… L’amour charnel est synonyme de fornication éhontée et diabolique. Le sexe est mauvais… Mais, le sexe sublimé par l’amour nous donne-t-il pas un certain avant-goût du sommet de l’existence, de la béatitude vers laquelle tend tout notre être à ce moment là ?

Dieu n’a-t-il pas dit ? Aimez-vous, les uns les autres… Mais que fait-on vraiment pour cela ?

La religion, chrétienne comme beaucoup autres se devraient d’être une religion favorable à toutes sortes d’amours. Qu’y a-t-il de plus beau que l’amour de l’autre, l’amour de soi ? Par le passé, de très fortes punitions ont fait répression au plaisir et à l’amour érotiques libres. Pourtant, beaucoup de prélats et de hauts dignitaires religieux s’y sont adonnés copieusement, eux aussi, dans des temps pas toujours très éloignés… Pourquoi cette hypocrisie ? 

La sexualité n’y a de place que par l’amour conjugal sanctifié et le mariage religieux, en vue de la reproduction. Et simplement ainsi… Pourquoi donc, cela ??

Les religions dans presque toutes ses globalités, répriment tout en prétendant contrôler les pulsions sexuelles. Mais en fait, la religion n’exploite telle pas la sexualité pour ses propres dessins, ses propres croyances. Avec tous ces interdits, les relations sexuelles en dehors du mariage,  les pratiques différentes sont déclarées déviantes, « contre-nature » et contraire à la loi divine. L’interdiction fondamentale de  l’homosexualité, de la masturbation, la sodomie, la multiplicité des partenaires, les parties fines ne sert elle pas injustement et simplement à exclure tous cela au commun des mortels pour les réserver à une certaine classe sociale plus élevée, à une certaine élite représentative du peuple …

( 1 août, 2008 )

Anathème # 71

Au sol, à demi déchiré, l’inspecteur Franklin ramassa non pas comme il l’avait cru au départ une enveloppe mais un cahier jauni par le temps. Une inscription tracée à la main, en plein et délié figurait sur la couverture… « Journal intime ». Intrigué, il feuilleta doucement les pages et tomba sur un marque page récemment inséré là. Il entreprit une  lecture diagonale mais bientôt revint au marque page et s’installa dans le divan. Il fût bientôt ahuri par ce qu’il pu y trouver. Il resta ainsi, absorbé longtemps… Intimant à son subalterne le silence à chacune de ses tentatives pour lui sortir le nez de son bouquin improvisé. Puis d’un coup, Franklin dit :«Ecoute moi ça…

Le père Antonin semblait de plus en plus nerveux lors de ses prêches un peu particuliers. Sa raison, parfois, semblait vaciller. Souvent, du haut sa chaire, il s’en prenait maintenant aux règles de bien séance établies dans notre société de tous les jours !! Aux passe droit de certaines catégories de professions telles celles de la justice. Il s’insurgeait contre le sans gêne des policiers à fouiller ainsi dans la vie privée des personnes et par la même occasion dans leurs mœurs de tous les protagonistes liés de près ou de loin à une enquête. N’a-t-on pas droit à un jardin secret ici bas, si nous ne sommes en cause? Ne sommes nous pas simplement sous la protection divine et répondre devant dieu de nos actes? Qu’est-ce que la justice humaine en définitive ? La justice divine n’est-elle pas la plus juste et la plus équitable ? Là, au moins l’argent ne rentre pas en ligne de compte sous les traits d’un avocat, à charge ou à décharge !! La même justice pour tous et tout le monde…

Il s’agitait en chaire comme un dément !! Vociférait des paroles véhémentes de plus en plus souvent !! Son perchoir grinçait de partout sous ses mouvements désordonnés et exaltés. L’assistance depuis plusieurs semaines n’était plus que silence et les bonheurs passés relégués à un temps que l’on devinait révolu. Les superstitieux commençaient à gagner du terrain. Ils remportaient chaque jour plus d’adeptes. Ça commençait à discuter à la sortie de l’église après chaque nouvelle diatribe du jeune abbé. On commençait à s’inquiéter et  des langues commençaient à se délier aux dires de certains à St Colimard.

( 31 juillet, 2008 )

Anathème # 70

Après de nombreuses tentatives, le serrurier réussit enfin et la porte s’ouvrit !!Deux hommes aux regards inquisiteurs parcouraient du seuil les lieux alentours dans la pénombre avec précaution. Une lumière était allumée au fond du trois pièces et illuminé avec douceur le fond de l’appartement. Rien ne bougeait et très vite ceux-ci exercés à la chose se rendirent à l’évidence !! L’endroit était totalement vide et ce depuis au minimum la veille au matin. Du courrier jonchait le sol, immédiatement derrière la porte d’entrée… L’inspecteur se baissa machinalement pour le prendre et le feuilleter lorsque se relevant, il aperçu bien plus loin une grande enveloppe brune qui avait glissée jusqu’à dans le milieu de la cuisine.

« Regarde là bas, une autre, plus grande… »

Son collègue, avec précaution alluma la lumière du petit vestibule et s’approcha !! Un certain désordre régnait… Des vêtements épars jonchaient  de ci de là le sol. Des chaussures de femme délaissées dans un coin, un pantalon un peu plus loin, un chemisier que partiellement déboutonné !! Tous ces habits menaient en direction de la cuisine et même au-delà apparemment … Les deux inspecteurs, suivirent la piste toute tracée du « petit poucet » qui avait ainsi balisé leur venue.  L’enveloppe, au sol, n’était pas, comme ils l’avaient cru au départ, dans la cuisine mais plutôt plus proche du canapé du petit salon adjacent !! Seule une chaise renversée indiquait qu’une lutte peu acharnée avait eu lieu ici. Rien ne semblait avoir bougé ici !! Une odeur de vieil hôpital flottait encore dans la pièce …

( 30 juillet, 2008 )

Anathème # 69

Des femmes qui entouraient l’autel se rapprochèrent avec en main des petits flacons d’huile et de crème.  Avec des gestes lents et précis elles commencèrent  à enduire le corps de la jeune femme en la caressant et en entonnant une douce litanie, L’assistance demeurait silencieuse mais ne manquait rien du spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Le corps de la jeune femme était nettoyé de toutes les impuretés subies précédemment. Avec un linge doux et huilé on frôlait délicatement toutes les parties de son corps offert.Celui ci s’insinuait dans les moindres plis de son corps et endroits les plus intimes. Une odeur discrètement exquise emplit bientôt la petite église. Des mains nettoyaient les seins de la jeune femme, d’autres se glissaient entre ses cuisses ouvertes, et d’autres encore lui enduisaient les jambes d’une huile ayant un arôme ensorcelant.

Une inconnue placée tout près du visage de Vic la caressait  de gestes doux. Elle étalait avec application un baume crémeux tout comme l’aurait fais n’importe quelle spécialiste en beauté.

Vic s’abandonnait une nouvelle fois aux délices des caresses prodiguées à son corps. Elle n’était plus que chair à la recherche de plaisirs sensuels et charnels. L’effet de la potion aphrodisiaque avait comme par enchantement repris.

Le filtre était encore présent dans ses veines et lui donnait des pulsions érotiques  exigeantes. Tout son être était à l’affût du moindre geste posé sur elle. Tout n était que caresses et plaisirs de toute sorte. L’effet avait diminué légèrement pour laisser place à une  euphorie de bien être.  Pas encore conscience d’être elle même, tous les gestes qu’actuellement on lui distribuait, faisaient en sorte de la garder sous l’emprise de la chair. Après maintes caresses, tout le corps de la jeune femme nettoyé était recouvert d’une délicate crème aux effluves affolants. Vic se sentait bien et plus calme… Son corps ondulait doucement à  la recherche de plaisirs charnels. La drogue aidant elle bougeait à nouveau lascive et envoûtante…

( 29 juillet, 2008 )

Anathème # 68

Des murmures d’approbations montaient de loin en loin  tout au long du discours du prêtre… Vic, qui n’était que semi consciente au départ se demandait maintenant, plus lucide, à ce qu’elle pouvait bien assister ici, en tant que participante obligée …«Est-ce possible que se soit vraiment un prêtre? Pourquoi un tel dialogue dans un tel lieu? La religion avait elle tant changée et son exercice aussi.Etais-ce vraiment cela que l’on apprenait au tout jeune prêtre?»

La bizarrerie de cette diatribe peu ordinaire l’avait totalement tirée de sa torpeur et de son alanguissement prolongé. Elle pouvait voir l’homme en question, là haut dans son petit kiosque de bois grinçant à chaque mouvement brusque. Finement travaillé et orné de volutes enlaçant un cœur à la manière du tatouage d’Ami, la chaire branlait un peu sous la fouge du prédicateur. Celui ci faisait son prêche avec flamme et semble t-il passion. Le prêtre en question était jeune à n’en pas douter car très alerte dans ses gesticulations !! L’ardeur de corps avait accompagné son allocution effervescente de tête tout au long de l’harangue. Sa silhouette se balançait au fur et à mesure de l’avancement de ce drôle de catéchisme, dans la toute relative pénombre de l’édifice.

De partout, le monument était baigné de l’orange flamboyant des cierges et chandeliers disséminés sur les colonnades des petites arcades voûtées. La lumière douce qui maintenant réchauffée l’air de l’église montait à l’assaut des vielles pierres calcaires du pourtour de l’édifice et lui donné une teinte ocre et presque chaude. L’architecture intérieure était elle aussi peu habituelle. Soit, on retrouvait comme à l’habitude de tous ces genres de bâtiments religieux, une allée centrale large avec de parts et d’autres de simples bancs de bois.  Mais aussi, de chaque côté un déambulatoire assez peu élevé enclavaient l’assistance et faisait des coulées d’ombres à la lumière tremblante des candélabres sur l’assemblée des fidèles présents. Les petites arcades des plus étonnantes, arc en plein-cintre de pierres blanches des cathédrales et non grises du pays comme tout le reste des murs étaient rehaussées de briques rouges. Jamais Vic n’avait vu d’autre église romane ainsi construite dans la région ou dans toutes autres régions de France, ou de Navarre d’ailleurs !! L’ambiance en était des plus particulières, mystiques, inquiétantes et en même temps chaudes et accueillantes en son sein. Les yeux de Vic se portèrent sur les vitraux étroits que lui avait décrits la maîtresse d’école dans son journal intime. Points par points, un à un, elle les reconnu tous !!

 « Tout cela aussi, n’était donc pas mensonges et affabulations!! Oui… je vis donc là quelque chose vieux de plus d’un siècle et suis les traces de cette Constance… Comment est-ce possible ? C’est tout bonnement impossible, incroyable !! »

( 28 juillet, 2008 )

Anathème # 67

« Mes chers Amis, vous n’êtes pas sans savoir que Dieu comme toutes choses, a créé aussi la sexualité…Dieu est notre créateur. Il nous a créés, à son image, homme et femme. Il sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous. Il a créé, avec l’humain, les caractères physiques et physiologiques qui nous composent, les pulsions sexuelles et le plaisir inclus. Dieu a crée l’homme et la femme égaux et complémentaires. Il leurs commande de peupler la terre et de la dominer. C’est l’homme et la femme qui dominent, pas un seul des deux. Ils sont partenaires, associés. Appelés à se soutenir mutuellement, ils sont aussi partenaires sexuels appelés à n’être « qu’une seule chair ».

La perversion naît en grande partie du refoulement. Au lieu de combattre ce refoulement, adonnons nous à toutes les pratiques amoureuses qui veuillent bien nous convenir…

L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte. La sexualité a un but dans le plan de Dieu : mettre fin à la solitude humaine, la procréation, la prise de conscience de l’être humain et de ses limites. Que ce soit sur le plan physique, psychologique ou intellectuel l’être humain est homme ou femme, pas les deux à la fois. Il a besoin d’un vis-à-vis pour expérimenter la plénitude… Le mot Amour figure très souvent dans la Bible. 

Et puis mes amis, n’oublions pas que trois mots grecs sont nécessaires pour exprimer ce qui en français ne se dit que d’un mot : amour…

 Philéo, c’est l’amour amical, l’affection, la camaraderie : « Alors, Jonathan fit alliance avec David car il l’aimait comme lui-même.  »

Eros, lui, c’est l’amour romantique, le lien amoureux qui unit l’homme et la femme ; ce lien peut survivre une vie entière à condition d’être entretenu.

Que ta fontaine soit bénie et jouis de la femme de ta jeunesse, biche amoureuse et gracieuse. Que ses seins te comblent en tout temps. Enivre-toi toujours de son amour. Agapè, c’est l’amour totalement désintéressé, prêt à donner sans compter.

L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne disparaît jamais.

Le plaisir ! Non seulement la sexualité a été créée par Dieu, mais aussi ses plaisirs. Que tes caresses sont belles ma sœur, ô fiancée ! Que tes caresses sont meilleures que du vin, et la senteur de tes parfums que tous les baumes ! Tes lèvres distillent du nectar, ô fiancée. Du miel et du lait sont sous ta langue : et la senteur de tes vêtements est comme la senteur du Liban. Tout ce que Dieu a créé est bon et rien n’est à rejeter si on le prend avec action de grâce. »

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