( 22 mars, 2008 )

Un W.E. sans but -1/4

Décidée à la dernière minute, je rassemble quelques vêtements de rechange, un maillot de bain, ma petite valise de cosmétiques et j’avertis une copine de ma décision de prendre un WE sans but. Juste pour une petite envie de changer ma routine. Je quitte donc seul pour un « no wear… » !! C’est la première fois de ma vie que j’ose ce genre de chose, je suis encore à me demander si ma santé mentale est bonne ….
Une fois la porte fermée à clé, les petits bagages dans le coffre de l’auto, je prends une grande aspiration !! Puis, m’engouffre dans la voiture, un peu nerveuse mais heureuse.
Une vendredi de fin d’après midi ensoleillée, température agréable, la musique plein pot, je me dirige droit vers l’autoroute pour quitter la ville. Un arrêt à la station service pour le plein d’essence. Au moment de payer, une folie de plus, je choisis un paquet de pastilles à la menthe forte et un café.
Et hop !! Voila c’est partis….
Première lumière de trafic… Je suis à la hauteur d’un camion qui transporte de la bière. Le mec assis à la droite me fait un sourire coquin et j’ose répondre en lui lançant un petit clin d’œil. Je me rends compte assez vite que j’ai l’humeur badine aujourd’hui. Je décide de déboutonner mon chemisier histoire de sentir l’air d’un peu plus près et dans la même lancée, je retrousse ma jupe. Je laisse apparaitre mes cuisses pour le prochain camionneur et je souris à la pensée que je deviens de plus en plus dévergondée ces temps-ci !!

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La lumière de trafic suivante arrive… Je suis côte à côte avec une fourgonnette, rien à l’horizon, je sors enfin de la ville.
Je décide de rouler 2hrs avant de faire un choix. Si la ville qui se présente à moi me convient, je prendrai la sortie me trouverai un gentil petit hôtel pour la nuit.
Je roule depuis maintenant une heure trente et j’apprécie le paysage, le paysage est plat à perte de vue. Pleins de petits villages qui s’annoncent, des aéras pour repos, des fermes au loin et des animaux qui broutent dans les champs. Tout cela me fait me sentir en paix. C’est tellement différent des bruits et de l’agitation de la ville.
C’est à ce moment que mon auto me donne un petit avertissement, un hoquet se fait entendre sous le capot. J’ai les yeux tout grands écarquillés de surprise. Je regarde le tableau de bord mais rien ne clignote. Je me dis que c’est surement une connerie, mais rare sont les fois qu’une auto s’amuse à te taquiner pour le plaisir de le faire. Dix minutes plus tard je sens que ma vitesse ralentie sans que je ne puisse rien y faire. Mais cette fois ci j’ai toute une décoration de lumières sur le tableau de bord… C’est à croire que Noël approche.
Je me range donc sur le coté de la route avant de perdre tout élan, et me voilà au beau milieu de nul part, seule et inquiète. Ça commence bien les « congés surprises », grrr!!
Je me demande bien pourquoi cette sale guimbarde ne m’a pas rendue à destination plutôt que de mourir là.
Au moins je pourrais me relaxer pendant que le mécano s’occupera de la réparation inopportune. Je décide donc de demander de l’aide avec mon téléphone cellulaire. Un panneau publicitaire de station service est juste en face de moi. Je compose le numéro indiqué et explique au garagiste du mieux que je peux ma foutue panne et l’endroit où je me trouve!!Toute proche, derrière moi, la sortie d’autoroute N°37 va lui permettre de me rejoindre facilement….
Sitôt que je mets fin à ma conversation, une auto de police se stationne derrière moi, son occupant bombant le torse en descend et ajuste sa calotte. Il remonte ensuite son pantalon d’uniforme et replace tout le bataclan brinquebalant qui lui fait le tour de la ceinture. Matraque, menottes, pistolet et aussi un étui de cuir qui cache je ne sais trop quoi… Surement le bidule électrique dont tout le monde parle c’est temps ci…
Par chance je n’ai rien à me reprocher, donc à craindre. Au contraire il devrait m’aider !!
Sur un ton un peu trop sûr de lui, il me demande mes papiers et la raison de mon arrêt dans cet endroit.
Me viens à l’idée de lui répondre sur le même ton que je suis à la chasse aux beaux policiers, mais c’est qu’une idée qui s’estompe rapidement. Je lui raconte que je suis en panne et que j’attends le garagiste. Ce monsieur imbu de son importance me rétorque que dans ce genre de situation, on doit ouvrir le capot pour signaler une panne. Je le regarde droit dans les yeux en fronçant un peu du sourcil et me penche légèrement !! Il me suit des yeux, j’en suis certaine… Je tire sur la palette à ressort sous le tableau de bord et le capot se déclenche !! Je me rends devant l’auto, ouvre le capot et fais mine de chercher le problème. Evidemment, je n’y connais que dalle à la mécanique !! Me voilà tout de même, pleine de bonne volonté, penchée au dessus du moteur avec mon chemisier entre ouvert et la jupe retroussée. Je vois le regard de mon policier qui va des cylindres du moteur au V de mon décolleté et de ma propre cylindrée.
Une petite discutions s’enclenche entre nous deux… Je lui explique que je cherche un petit hôtel dans les environs pour passer une W.E de repos. J’aimerais un endroit avec restaurant piscine, petit bar, pas trop loin de service.
A mesure que j’explique ce que je cherche je vois le policier devenir de plus en plus jovial, il me renseigne sur un chaine d’hôtel pas très loin de la prochaine sortie, me dit que le resto est réputé pour ses fondues et que leur cave à vins est des plus recherchée. Il m’annonce aussi la possibilité d’un forfait « beauté » sur deux jours et deux nuits tout à fait abordable. Il me semble bien renseigné le bougre et le mets à la question !! J’apprends assez vite qu’un service complet de beauté est fourni sans oublier un service de massage. Il ne tarit pas d’éloges sur l’établissement en question.
Toute en discutant je vois arriver le garagiste avec sa dépanneuse. Il se gare devant mon auto et vient me rejoindre. Il salue mon policier qu’il connait assurément…
Après les explications que je lui donne sur le problème que j’ai vécue avec ma voiture juste avant qu’elle ne meurt, il en déduit que surement l’alternateur ou qu’elle que chose d’approchant  a lâché.
Le garagiste se met donc en frais de hisser mon véhicule sur la plate forme de son camion et me demande où je suis logé.
Je demande au policier le nom de l’hôtel dont il m’a tant venté les mérites et décide d’y passer mon ‘’No wear ». J’ai même le culot de demander à mon policier de m’y conduire si ça lui était possible évidemment. C’est avec son plus beau sourire qu’il m’ouvre la portière pour m’inviter à prendre place. Je prends mes bagages, mon sac et me voilà dans l’auto de patrouille sur le siège avant comme toute bonne policière en service. Tout ce qui me manque ?? L’uniforme et la ceinture avec tout son bataclan, bien sur !!

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